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Pièce de théâtre « EXIT »

Pièce de théâtre

« EXIT »

Jeudi 22 janvier à 20h30

Centre Culturel d’Uccle

Rue Rouge 47 à 1180 Uccle

D’après le documentaire de Fernand Melgar

Adaptation Karine Dubernet et Benjamin Gauthier

Mise en scène Charles Templon

Avec Philippe Awat, Léa Millet, Marie-Sohna Condé, Nanou Garcia et Benjamin Gauthier

Durée 1h20 – À partir de 14 ans

La Suisse est le premier pays au monde où des associations telles qu’Exit, créée en 1982, proposent en toute légalité une assistance au suicide pour les personnes en fin de vie.

Des bénévoles accompagnent malades et handicapés vers une issue qu’ils estiment plus digne. Ils nous montrent que choisir sa mort est certainement notre ultime liberté.

Explorons les coulisses de cette association qui détient une potion magique, celle de l’auto- délivrance et de la liberté.

Jack-Lyne, Manu, Laurent, Docteur Jean et Sophie sont accompagnateurs-bénévoles. Ils sont les héros du quotidien de nombreux malades, dont Michelle, atteinte de sclérose en plaques, et bientôt paralysée. Ils regardent la mort en face, mais qui sont-ils vraiment ? Quelles sont leurs motivations ?

Nous suivrons les aidants dans leurs réunions, leurs permanences téléphoniques, leur humanité, leurs randonnées, leur altruisme, leurs prises de conscience, leur épuisement, leurs croyances et leurs doutes… mais avec une certaine philosophie.

De la prise de contact jusqu’à la mort, ces anti-héros essaient d’accompagner, avec leurs propres limites, les malades et les handicapés vers l’issue de secours.

Il s’agit ici d’explorer l’ambiguïté de notre propre rapport à la mort, à la fois crainte et désirée, d’explorer les tréfonds de ce qu’on appelle « fin de vie », les endroits qui frottent avec l’absurde, la détermination, la poésie.

Mot de la Présidente de l’ADMD

L’histoire de l’association Exit Suisse romande est intéressante à suivre. Alors que les Pays-Bas et la Belgique construisaient une législation relative à l’euthanasie (et au suicide assisté), la Suisse, sur la base d’un article de son code pénal ne condamnant l’assistance au suicide que lorsque celle-ci était justifiée par un motif égoïste, ou plutôt des associations ont élaboré une solution qui permet à des personnes de tirer leur révérence dans la dignité pourvu qu’elles puissent encore poser le geste: boire le sirop de barbituriques ou tourner le robinet de la perfusion.

 

Il est fait référence à la tragique attente des Français pour accéder à une législation concernant l' »aide à mourir ». Peut-être que certains des intervenants seront surpris d’apprendre qu’en Belgique, nous avons voté cette loi relative à l’euthanasie…en 2002.