Je n'ai pas tué mon père

Philippe Catteau

« En ces temps de mon ado­les­cence et alors qu'il exul­tait, jamais je n'aurais pu ima­gi­ner qu'un jour, je me tien­drais penché au-dessus de son corps malade, le mien secoué par des spasmes et le buste tres­sau­tant de san­glots… Jamais je n'aurais pu ima­gi­ner cette lutte archaïque, immonde, entre mon corps et mes mains, l'un reje­tant par ces mani­fes­ta­tions erra­tiques ce que les autres, guidées par l'esprit et le coeur, exé­cu­taient presque sans trem­bler. Jamais je n'aurais pu ima­gi­ner ce combat abject imposé par ceux qui nous gouvernent. »

Ce récit extra­or­di­nai­re­ment poi­gnant nous emporte aux confins de la vie, en ces ins­tants déchi­rants du départ d'un père. Le temps est compté, les mots, les gestes de com­mu­nion et d'amour prennent une dimen­sion incon­nue. Et puis, alors que fina­le­ment chacun est prêt, voilà que ce corps malade fait de la résis­tance, ne veut pas céder et emmène ce père tant aimé dans un laby­rinthe de souf­frances inapai­sables. Le combat change de nature, le coeur dicte le chemin, la loi l'interdit. Ce livre bou­le­ver­sant nous invite à une réflexion sur la fin de vie en France. Quand le droit à dis­po­ser de soi-même est bafoué, les consé­quences peuvent s'avérer inhumaines.

Cherche-Midi
ISBN 978-2-74915-512-8
142 pages