Le Deuil de la mélancolie

Michel Onfray
Dis, c'est quoi l'euthanasie

« J'ai subi un infarctus quand je n'avais pas encore trente ans, un AVC quelque temps plus tard, puis un deuxième en janvier 2018. Nietzsche a raison de dire que toute pensée est la confes­sion d'un corps, son auto­bio­gra­phie. Que me dit le mien avec ce foudroie­ment qui porte avec lui un peu de ma mort ?
La dispa­ri­tion de ma compagne cinq ans en amont de ce récent creu­se­ment dans mon cerveau, qui emporte avec lui un quart de mon champ visuel, trans­forme mon corps en un lieu de deuil. " Faire son deuil " est une expres­sion stupide, car c'est le deuil qui nous fait.
Comment le deuil nous fait-il ? En travaillant un corps pour lequel il s'agit de tenir ou de mourir. Un lustre de mélan­colie ou de chagrin porte avec lui ses fleurs du mal.
Ce texte est la descrip­tion du deuil qui me constitue. Faute d'avoir réussi son coup, la mort devra attendre. Combien de temps ? Dieu seul (qui n'existe pas) sait… Pour l'heure, la vie gagne. Ce livre est un mani­feste vitaliste. »

[Description de l'éditeur]

Robert Laffont, 2018
978-2221219546​
205 pages