Docteur, rendez-moi ma liberté

Dr Yves de Locht

« Il faut l'accepter : il n'est pas tou­jours pos­sible de guérir. Chacun des patients que j'ai aidé à mourir a forgé ma convic­tion : au-delà d'un certain seuil, la souf­france ne doit pas se pro­lon­ger. Le "dernier soin', comme j'aime l'appeler, fait partie de ceux que le médecin doit dis­pen­ser à celui qui le réclame. Ce n'est pas la vie que j'abrège, c'est l'agonie. »
Pour le docteur belge Yves de Locht, qu'un malade incu­rable puisse deman­der et béné­fi­cier d'une eutha­na­sie est une évi­dence. Une liberté dont rêvent tous les Français qui font le voyage jusqu'en Belgique. 
On meurt mal au pays des droits de l'homme où les malades lour­de­ment han­di­ca­pés ou en fin de vie, inter­dits de dis­po­ser de leur corps, sont contraints de " faire avec " une éprou­vante et inutile agonie. Alors que près de 89 % de Français sont favo­rables à une mort médi­ca­le­ment aidée et humai­ne­ment choisie, il est urgent de porter cette situa­tion désho­no­rante sur la scène publique.

Editions Michel Lafon 2018
ISBN 978-2-7499-3704-5
239 pages