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Euthanasie en Belgique : le rapport 2024-2025 de la Commission confirme la tendance

La Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie a publié son rapport bisannuel sur les années 2024 et 2025. Elle a examiné 8 478 documents d’enregistrement, soit 3,8 % des décès survenus en Belgique sur la période. Le nombre de déclarations progresse dans les deux langues, avec un écart qui reste important entre le néerlandais (75,7 %) et le français (24,3 %). Les patients ont majoritairement plus de 70 ans (73,1 %), les moins de 40 ans restent rares (1,3 %) et deux mineurs sont concernés sur deux ans. Dans 67,5 % des cas, l’acte a eu lieu au lieu de vie du patient, domicile ou maison de repos.

Les cancers demeurent la première cause des demandes (51,8 %), mais leur part diminue. Les polypathologies progressent et constituent désormais la deuxième cause (28,3 %), devant les maladies neurologiques (8,1 %). Les affections psychiatriques (1,5 %) et les troubles cognitifs (1,6 %) restent rares, même si leur nombre augmente. Le décès n’était pas attendu à brève échéance dans 24,2 % des situations, principalement en lien avec des polypathologies. Les euthanasies de patients inconscients sur la base d’une déclaration anticipée restent exceptionnelles et tendent même à diminuer.

La Commission estime que tous les documents reçus répondaient aux conditions essentielles de la loi : 96,5 % ont été validés dès la première séance et aucun dossier n’a été transmis au procureur du Roi. Elle observe que la levée de l’anonymat du document d’enregistrement a amélioré la qualité des informations transmises. Elle souligne aussi le rôle prépondérant des médecins généralistes, premiers interlocuteurs des patients, puis auteurs du premier avis et de l’acte, ainsi que la diffusion croissante de la formation en soins de fin de vie parmi les médecins consultés.