La vie des hommes a toujours été dominée par l’incompréhension des mystères de la vie et par la peur de la mort. La mort est pourtant la seule chose certaine de notre futur.

Je ne redoute pas une mort, mais je crains de mal mourir. Mon idéal serait de vivre lucidement une mort et de choisir moi-même l’heure et la façon de mourir.

La mort est une phase naturelle et normale de l’existence. Je voudrais seulement une mort douce et sans souffrance, une euthanasie qui se produirait au moment que je jugerais opportun, une mort lucide pendant laquelle je conserverais une relation avec moi-même et avec ceux qui m’entoureraient.

Je demande à mes proches de ne pas contester mon droit de choisir une mort. Le véritable amour est de pouvoir dire : « oui, tu peux mourir maintenant » à celui qu’on voudrait garder.

Jean-Marie Debouche, mars 2007