De l'acharnement thérapeutique

Dr Claude Broussouloux

Le thème n’est pas nouveau et nous retrou­vons là les grands poncifs : le débile mental gra­ba­taire que l’on force à vivre, les main­tiens inhu­mains en survie « poli­tique » du Caudillo ou dégra­dants de Tito etc. Et aussi la mul­ti­pli­ca­tion inutile d’analyses, de radios, de scan­ners ; celles d’opérations chi­rur­gi­cales qui sont rui­neuses pour la société. Il semble tou­te­fois que cet achar­ne­ment thé­ra­peu­tique sera for­cé­ment limité et par les nou­velles prises de conscience et par les exi­gences de la réalité éco­no­mique. Mais quel choix faire ? Entre l’euthanasie passive qui, consiste à ne rien tenter, au-delà du rai­son­nable, pour la survie d’un malade ou d’un vieillard, mais qui exige un « déci­deur » ; ce consen­sus pour­rait être donné par une équipe plu­ri­dis­ci­pli­naire et familiale.

Quant à l’euthanasie active, l’auteur en évoque les dangers bien connus mais qu’il est utile de rap­pe­ler. Il nous force tou­te­fois à réflé­chir sur l’ambiguïté de la mort : on peut être à la fois contre un achar­ne­ment thé­ra­peu­tique aveugle et contre l’euthanasie mani­pu­lée par une société planificatrice.

Ed Robert Laffont 1983
ISBN 2-221-00921-5
199 pages