Appel à témoignages – Partagez votre expérience

Adressez-nous vos témoignages sur la fin de vie, l’euthanasie, la déclaration anticipée ou l’accompagnement d’un être cher, que vous ayez une expérience directe ou indirecte liée à la fin de vie en Belgique, que vous soyez un patient en demande d’euthanasie, un proche ayant accompagné un patient dans son parcours, voire un médecin.

Ces récits ont une valeur précieuse : ils éclairent celles et ceux qui s’interrogent, qui hésitent, ou qui traversent à leur tour une situation difficile. Et témoignent aussi de l’humanité que ces trois lois votées en 2002 (droits du patient, soins palliatifs et euthanasie) ont pu apporter à la fin de vie.

Ces récits seront publiés sur notre site dans la rubrique Témoignages et dans notre Bulletin.

Si vous éprouvez une difficulté pour exprimer votre témoignage, prenez contact avec nous à l’adresse info@admd.be. Nous vous répondrons pour convenir ensemble de la forme et du contenu de votre témoignage.

Votre parole compte. Merci de nous faire confiance.

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Déclaration anticipée ou demande actuelle d’euthanasie ? Clarifions ensemble

Pétition en hommage à Lode Deconinck : le quota bruxellois est atteint, mobilisons-nous en Wallonie !

Le quota de signatures requis en Région de Bruxelles-Capitale est désormais atteint : 2 836 signatures, soit au-delà du seuil de 2 500. Mais il manque encore un peu plus de 3 000 signatures en Région wallonne pour franchir le seuil des 8 000 requis, condition indispensable pour que la pétition soit recevable et donne lieu à une audition par la Chambre des représentants de Belgique.

Lode Deconinck, 54 ans, atteint de démence précoce, a choisi l’euthanasie en février 2026 alors qu’il était encore lucide. Sa lettre posthume aux responsables politiques a relancé le débat sur les limites de la déclaration anticipée d’euthanasie. Ses proches ont recueilli plus de 46 000 signatures, l’immense majorité en Flandre.

Bonne nouvelle : le délai a été prolongé jusqu’au 31 août. Il est encore temps d’agir.

Signez la pétition et faites entendre votre voix auprès de la ministre de la Justice Annelies Verlinden, en charge de la réforme de la loi relative à l’euthanasie.

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Démence évolutive : combler la lacune de la loi belge sur l’euthanasie
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Consultez notre dernier Bulletin !

Le Bulletin n° 176 est paru !

Le premier numéro 2026 du bulletin trimestriel de l’ADMD est disponible. Jacqueline Herremans y consacre son éditorial à la déclaration anticipée d’euthanasie et à la pétition citoyenne lancée en hommage à Lode Deconinck : 2026 sera-t-elle l’année de son extension législative ?

Au sommaire également, une analyse approfondie de l’affaire Noelia Castillo, cette jeune Espagnole paraplégique dont la demande d’euthanasie a été suspendue pendant près de deux ans par des recours judiciaires avant d’être finalement accordée le 26 mars 2026, l’occasion de comparer les législations belge et espagnole. La section Culture rend hommage à Roger Lallemand et présente l’ouvrage La mort confisquée d’Elsa Walter et François Blot.

Le bulletin comprend par ailleurs les rubriques pratiques habituelles : consultations de fin de vie, antennes régionales et informations aux membres.

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L’appel de Lode pour une fin de vie digne

Bertrix 23/06/2026

Conférence :
les déclarations de volontés anticipées

organisée par Âgo asbl.

mardi 23 juin 2026 à 14h

salle du conseil communal

Rue de la gare 38
à 6800 Bertrix

 

Comment parler de fin de vie ? Quels sont nos droits ? Quelles démarches peut-on anticiper ?
L’ADMD proposera une conférence informative pour mieux comprendre ces questions, s’informer et échanger dans un cadre accessible à toutes et tous.

Une rencontre pour prendre le temps de s’informer, poser ses questions et mieux connaître les possibilités qui existent.

 

Infos & inscriptions : Sophie Picard
sophie.picard@ago-asbl.be – 0476/78 05 89

Démence évolutive : combler la lacune de la loi belge sur l’euthanasie

Démence évolutive : combler la lacune de la loi belge sur l’euthanasie

Après l’appel de Lode pour une fin de vie digne et la pétition citoyenne portée par ses proches, le débat sur l’élargissement de l’euthanasie aux personnes atteintes de démence évolutive s’installe durablement dans l’actualité francophone. Les 4, 5 et 6 mai derniers, la RTBF y a successivement consacré une séquence du Monde en direct, un sujet de son JT de 19h30, puis le Débat du jour de Matin Première, avec les journalistes Alain Gerlache et Ivan De Vadder. Autant d’occasions de revenir sur ce qui constitue, aujourd’hui, une véritable lacune de la loi belge.

Quelques chiffres

  • 210.000 Belges sont aujourd’hui atteints d’une forme de démence (source : Stopalzheimer.be) — un chiffre qui devrait progresser de 20 % dans les dix prochaines années.

  • Près de 4.500 personnes ont obtenu l’euthanasie en Belgique en 2025, soit 4 % des décès enregistrés.

  • 39.706 signatures ont été remises à la ministre de la Justice le 21 avril 2026 ; la pétition reste ouverte jusqu’au 31 mai.

 

Une déclaration anticipée trop étroite

La présidente de l’ADMD, Jacqueline Herremans, le résume sans détour :

« La déclaration d’euthanasie anticipée est insatisfaisante parce qu’elle ne s’adresse qu’à des personnes qui se trouvent dans une situation d’état végétatif par exemple. Elle n’est pas une réponse par rapport à l’angoisse de patients atteints de démence précoce qui voudraient être rassurés, en se disant “je veux encore vivre quelques années mais je crains de passer de l’autre côté du miroir et qu’on n’entende pas ma demande”. C’est la raison pour laquelle il est très important que nos gouvernants entendent ce cri, cet appel des amis de Lode. »

Pour rappel, en Belgique, il y a deux façons de pratiquer l’euthanasie :

  • Demande actuelle : faire la demande à son médecin en étant lucide, complètement conscient. En 2025, 70 patients atteints de troubles cognitifs (Alzheimer, démence de corps de Lewy, etc.) ont obtenu l’euthanasie sur la base d’une demande actuelle.

  • Demande anticipée : euthanasie pratiquée sur une personne incapable de s’exprimer car elle est inconsciente et sa situation est jugée irréversible. Le document doit être rédigé à l’avance. Il ne s’applique que si la personne n’est plus capable de formuler sa volonté. Il ne sera pas possible de pratiquer une euthanasie sur la base d’une demande anticipée pour personne atteinte de démence évolutive, précoce ou non, qui ne sera pas estimée dans une situation de « coma irréversible », par exemple en état végétatf.

©Printscreen RTBF.be

« Pouvoir décrire la situation au-delà de laquelle on ne veut plus survivre »

Pour Jacqueline Herremans, l’enjeu n’est pas de remettre en cause le dispositif existant, mais de le compléter :

« Il ne faut pas jeter la demande anticipée mais il faudrait pouvoir décrire la situation au-delà de laquelle on ne veut plus survivre. Ce sera, par exemple, ne plus reconnaître ses proches, ne plus pouvoir peindre, jouer de la musique, ne plus être un homme ou une femme qui communique au sein de la société. »

L’évaluation reviendrait alors au médecin référent, en lien avec les proches et les professionnels de la santé qui suivent le patient.

 

Un débat qui avance – et qu’il faut accompagner

L’élargissement figure dans l’accord du gouvernement Arizona. Le Comité consultatif de bioéthique l’a recommandé fin 2025. La ministre de la Justice Annelies Verlinden a reçu les initiateurs de la pétition en avril et dit étudier la question. Reste à transformer ces signaux politiques en texte de loi, un chemin qui peut encore prendre des mois.

L’ADMD continue de porter ce combat aux côtés des amis de Lode et des dizaines de milliers de signataires : pour qu’aucun patient n’ait plus à choisir entre « trop tôt » et « trop tard ».

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