Gustave Stoop

Gustave Stoop : Debout et frontalier

Michel Kesteman

Gustave Stoop est un frontalier de l’Eglise, du monde associatif, de l’enseignement et du politique.
Entre avenue Louise, paysage minier et école professionnelle, une question s’est muée en actions relayées en équipe : Que dire, que faire avec et pour les ados déboussolés, les jeunes en rupture ou drogués ? Comment se donner les moyens de relever des défis qui mettent en jeu notre humanité ou l’inspiration qui vient de l’Evangile ?
Ce défi a conduit ce prêtre plus souvent vers les fonds baptismaux d’institutions pluralistes que vers les baptêmes paroissiaux. Cela l’a mené à des dialogues décisifs avec l’enseignement, la police, la magistrature, les politiques, les parents, son Eglise, non sans contestation, non sans silences gênés des autorités.
C’est à travers résistances et souffrances rencontrées de front qu’il a permis l’émergence et la reconnaissance de voies nouvelles : centres d’information pour jeunes et toxicos, abbayes, auberges de jeunes finançant du social et institutions mobilisant des adultes.

Ed : Couleurs livres 
ISBN 978-2-87003-659-4
91 pages

Vincent, parce que je l’aime, je le laisse partir

Vincent, parce que je l’aime, je le laisse partir

Rachel Lambert

Parce que je l’aime, je veux le laisser partir. Aujourd’hui, Vincent est prisonnier. Prisonnier de son corps, d’abord. Tétraplégique en état végétatif, mon mari vit aujourd’hui alité, les membres raides et immobiles. Vincent ne peut pas s’exprimer, alors tout le monde parle pour lui.
Sur son lit d’hôpital, Vincent est pris en otage entre des injonctions contradictoires. Les médecins ont estimé qu’il est temps d’interrompre son traitement, ses parents ont saisi la justice pour contrer cet avis.
Moi, je souhaite que cesse enfin ce maintien en vie artificiel. Je suis et je reste celle qu’il a choisie, c’est pourquoi aujourd’hui je prends la parole. En acceptant de le laisser partir, je lui sauve la vie.
Épouse de Vincent, victime d’un accident de la route et en état végétatif depuis plusieurs années, Rachel Lambert livre un témoignage bouleversant qui s’inscrit au coeur du débat national.

Fayard
ISBN 978-2-213-68247-1
256 pages

En notre âme et conscience

En notre âme et conscience : Fin de vie et éthique médicale

Dominique Lossignol

La Belgique s’est dotée en 2002 d’une loi qui dépénalise sous conditions la pratique de l’euthanasie. Ce sujet soulève et soulèvera encore de nombreuses questions qui relèvent autant de l’éthique que de l’idéologie. Face à une opposition toujours active et parfois hostile, il est nécessaire de recentrer le débat et surtout d’apporter les éléments de réflexion qui permettent d’aborder la question de manière pragmatique et non partisane, et certainement pas moralisatrice.
La question de la clause de conscience et son éventuelle extension à l’échelle institutionnelle (il conviendrait de dire politique institutionnelle) est abordée dans cet essai, au même titre que le concept de dilemme moral, sous l’angle de la pratique médicale. Par la démonstration de leur inconsistance, l’auteur déconstruit les arguments avancés par les opposants au cadre légal ou à la pratique même de l’euthanasie.

Centre d’Action Laïque
ISBN 978-2-87504-015-2
88 pages  

Tout s’est bien passé

Tout s’est bien passé

Emmanuèle Bernheim

« Papa m’a demandé de l’aider à en finir. » Je me répète cette phrase, elle sonne bizarrement. Qu’est-ce qui ne colle pas ? « Papa » et « en finir ? » Avec Tout s’est bien passé, Emmanuèle Bernheim nous livre le récit haletant et bouleversant de son impensable aventure.

Gallimard
ISBN 978-2-07-0124343
206 pages

Pour une loi sur l’euthanasie et l’aide au suicide

Pour une loi sur l’euthanasie et l’aide au suicide : L’exemple belge

Alain Canneel

Une commission québécoise a rendu public à la demande du gouvernement du Québec en 2012 un rapport fondé sur les auditions d’experts et sur des débats publics durant deux années. ce rapport est d’une grande qualité réflexive mais on peut s’étonner que les conclusions se calquent rigoureusement sur les lois belges, comme s’il n’y avait qu’un seul modèle universel, celui du Benelux. — Rapport de la Commission de réflexion sur la fin de la vie en France à François Hollande Président de la République en décembre 2012

Ed : aBac
ISBN : 978-2-9535174-2-2
213 pages