Maladie d’Alzheimer

Une personne de ma famille (86 ans), atteinte depuis 5 ans de la maladie d’Alzheimer, encore très consciente, mais déclinant régulièrement malgré des traitements dont seuls les effects secondaires étaient apparents, a eu une hémorragie cérébrale et est entrée dans le coma.

Lors de son hospitalisation dans une clinique de Namur, la neurologue a tout de suite déclaré que son état était certainement irréversible ; ce qui d’une certaine façon était préférable considérant son état antérieur et la paralysie qui résulterait de l’hémorragie cérébrale et qu’elle partirait sans doute très vite. Elle est décédée 10 jours plus tard sans reprendre connaissance. Il n’y a pas eu d’acharnement thérapeutique et le comportement du personnel des soins palliatifs mérite le plus grand éloge, mais quand la question d’une aide à un départ plus rapide a été posée par ses trois enfants (son mari, très perturbé, n’était pas en état de participer à une réflexion sur ce sujet), la doctoresse responsable des services palliatifs a déclaré sèchement « qu’on ne pratiquait pas l’euthanasie ici et d’ailleurs qu’on ne savait pas si la personne l’aurait souhaité puisqu’elle ne l’avait pas signifié. » Ce ne pouvait donc n’être qu’elle-même qui déciderait du moment où elle voudrait partir (sic).

Le fait est que le sujet n’avait jamais été abordé en famille avec l’intéressée malgré l’inquiétude croissante provoquée par son état de santé.

Cette expérience m’a conforté (j’ai moi-même établi un testament de vie en 2003) ainsi que les enfants et plusieurs personnes de mon entourage, de la nécessité de faire clairement connaître ses volontés par rapport à sa fin de vie, tant pour soi-même que vous ses proches et le corps médical. À cet égard, je vous demanderais de bien vouloir me faire parvenir quelques exemplaires de la brochure « la fin de vie » que je souhaiterais remettre à plusieurs de mes relations.

Je tenais à vous faire part de cette expérience qui m’a permis de me rendre compte à quel point cette question est encore ignorée ou mal comprise par un tas de gens qui pourtant lorsqu’on en parle comprennent très vite le bien-fondé de cette démarchée et pas seulement pour « les vieux » comme certains ont aussi souvent tendance à le croire.

Merci pour votre action.

P.S. : courte réflexion de l’humoriste Guy Bedos : « Le suicide est l’ultime expression de la liberté. Savoir que l’on peut décider de sa mort aide à vivre. »

décembre 2006

Vincent Humbert, de l’enfer au paradis blanc

Vincent Humbert, de l’enfer au paradis blanc

Frédéric Veille
Dis, c'est quoi l'euthanasie

 » Après trois années passées en enfer, trois années contre nature où il s’est retrouvé cloué sur son lit et prisonnier de son corps, Vincent Humbert choisit de mourir. Ce jour-là, sa mère tente de lui faire ce cadeau, de lui offrir un dernier geste d’amour. Elle lui avait donné la vie, elle allait, comme il le lui avait demandé, lui offrir la mort. Depuis, en France, bien des choses ont changé. Il y aura désormais un avant et un après Vincent Humbert. Un jour peut-être, une loi portera son nom… Vincent qui avait programmé sa mort et organisé son départ, m’avait aussi demandé d’écrire ce livre : « Quand je ne serai plus là, quand j’aurai quitté l’enfer pour mon paradis blanc, je veux que tu écrives la fin de mon histoire. » Il m’a fallu attendre un an pour entamer cette rédaction. Un an pour encaisser, analyser et évacuer ce que j’ai vécu. » Après avoir écrit avec Vincent Humbert Je vous demande le droit de mourir et relancé le débat sur l’euthanasie en France, Frédéric Veille raconte ici la fin de l’histoire de Vincent, ses dernières heures et le tourbillon médiatique et judiciaire. Le témoignage très émouvant de celui que Vincent appelait son  » grand frère « . [Description de l’éditeur]

City Éditions, 2005
978-2915320343
188 pages

Choisir sa vie, choisir sa mort

Choisir sa vie, choisir sa mort.

Pr Christiaan Barnard
Dis, c'est quoi l'euthanasie

Inscrira-t-on, un jour, dans nos constitutions, le droit pour chaque homme et pour chaque femme de choisir sa vie et, surtout, de choisir sa mort ?

Belfond, 1981
2-7144-1335-8
156 pages

À cœur ouvert : Combats pour la raison

À cœur ouvert : Combats pour la raison

Henri Caillavet
Caillavet

Homme politique de centre gauche, laïque et franc-maçon, Henri Caillavet a été, durant les trente années de ses mandats de député ou de sénateur, un législateur audacieux et souvent approuvé. Les lois concernant la greffe d’organe, l’IVG, la commission de l’informatique, le divorce par consentement mutuel, la législation de l’euthanasie, notamment, ont été initiés par lui. Tolérance, dignité, respect d’autrui sont les maîtres mots qui ont conduit ses actions sur tous les plans. Il mène dans cet ouvrage une réflexion philosophique matérialiste, à la lumière des avancées de la science. [Description de l’éditeur]

FeniXX réédition numérique​, 1993
B01CGG7S50
277 pages