Mourir dans la dignité

Mourir dans le dignité

Catherine Leguay

Aujourd’hui, l’allongement de la durée de la vie a trop souvent pour corollaire l’acharnement thérapeutique. Certaines personnes qui, en toute lucidité, demandent à disparaître, se voient opposer un refus proche de l’abus de pouvoir. Catherine Leguay, militante de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité, a recueilli les histoires de ceux qui souffrent de l’interdiction légale de l’euthanasie. Parmi ces témoignages, ceux des proches et des patients de Bernard Senet. Médecin généraliste, il relate les moments passés auprès des malades qu’il a suivis pendant des mois. Le philosophe André Comte-Sponville apporte également sa contribution en développant une réflexion sur la mort, ce prolongement naturel de l’existence désormais nié par notre société. Ces trois humanistes, éclairant le douloureux mais nécessaire débat sur l’euthanasie, permettent d’en comprendre les enjeux humains, médicaux et légaux.

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Ma dernière liberté

Ma dernière liberté

Jean-Marie Lorand

Le samedi 8 juillet 2000, Jean-Marie Lorand fait ses adieux à ceux qu’il aimait. Demeuré seul avec son médecin, il absorbe un cocktail qui ralentit le fonctionnement de son organisme, jusqu’à ce que la mort l’emporte. S’il a choisi d’aller ainsi vers l’inéluctable, c’est pour échapper aux griffes d’une mort sale, dans la souffrance de l’asphyxie, ses muscles ayant cessé de fonctionner, conséquence d’une maladie incurable. Quelques mois avant l’issue qu’il avait choisie, il a contacté un éditeur pour lui demander de publier son journal.  » ma dernière liberté  » est le testament d’un homme au bout de la route, destiné à tous ses frères humaines qui poursuivent l’aventure. Jean-Marie Lorand avait l’espoir de voir son message porté vers ceux qu’il quittait.

Ed Luc Pire 2000
ISBN 2-87415-006-1
119 pages


La mort de Paul

La mort de Paul

Pierre Biarnès

La souffrance et l’agonie ne servent à rien. Qui peut dire le contraire ? Alors, pourquoi ne pas simplement les supprimer ? Pourquoi ne pas permettre aux malades en phase terminale de s’en aller doucement, en leur épargnant la douleur et l’acharnement thérapeutique ? Quand cessera-t-on de traiter d’assassins les médecins et les aides-soignants partisans de l’euthanasie ? Telles sont les questions soulevées par Pierre Biarnès dans cet ouvrage. Auteur d’une proposition de loi relative au droit de mourir dans la dignité, Pierre Biarnès fait ici le récit bouleversant de la mort assistée de son frère. Une mort exemplaire.  » Paul est mort comme un Romain « , écrit-il. Il expose ensuite ses réflexions sur l’euthanasie, les soins palliatifs, l’angoisse de l’agonie, la solitude des vieillards et des mourants. Plus de 80 % des Français sont partisans de l’euthanasie. Il est grand temps d’adapter nos lois à cette réalité. Ce n’est qu’à partir de cette liberté enfin reconnue qu’il sera possible de réglementer des pratiques clandestines très répandues et de mettre enfin un terme à toutes les dérives calamiteuses que nous connaissons.

Ed Générales First 1999
ISBN 2-87691-508-1
138 pages

 

Christine Malèvre : mes aveux

Mes aveux

Christine Malèvre
Ce livre n’est pas un plaidoyer pour l’euthanasie. C’est avant tout le témoignage d’une infirmière qui retrace avec des mots simples le quotidien d’un hôpital, la terrible relation, le face à face qui s’établit entre une infirmière et un mourant…
Ed Fixot 1999
ISBN 2-221-08946-4
246 pages

Face de cuillère

Face de cuillère

Lee Hall

Plus la technique progresse, plus elle pénètre dans les entrailles de notre vie quotidienne, et moins nous sommes confrontés à la souffrance des malades ; les morts disparaissent au plus vite dans la mécanique bien huilée des services funèbres. C’est une aliénation de plus en plus profonde entre ceux qui peuvent pleinement « profiter » de leur vie et les autres, qui dérangent en quelque sorte. Quand il s’agit d’un enfant, le problème s’aggrave, devient presque un tabou. Parler de la souffrance d’un enfant, et en particulier d’un enfant dit « anormal », relève de l’insoutenable. Avec Face de Cuillère, monologue d’un enfant condamné, Lee Hall a écrit encore une de ses pièces dérangeantes. Mais Lee Hall a le talent rare de jongler avec tous les ingrédients du mélodrame sans que cela devienne, ne serait-ce qu un instant, mélodramatique. Pour cela, il possède une arme féroce : l’humour, cette faculté de surmonter les situations les plus désespérantes par l’esprit.

Ed L’Arche 1997
ISBN 2-85181-555-5
57 pages