Manifeste pour une mort douce

Manifeste pour une mort douce

Roland Jaccard & Michel Thévoz

Ce livre, très bref, se propose d’emblée comme un texte extrêmement polémique, contre l’idéologie (en vigueur) selon laquelle les hommes, qui ont le droit de vivre, n’auraient pas le droit de mourir. Précisons : Jaccard et Thevoz veulent, en effet, que le droit à la mort volontaire » – bref, le droit au suicide – soit reconnu en droit français. Mourir quand on le veut, si on le veut, avec les moyens d’y parvenir dans la dignité et la « douceur ». Ce n’est pas, bien sûr, un livre sur l’euthanasie – qui est un tout autre problème. Mais sur la possibilité d’abréger sa propre souffrance, en toute lucidité, et sans qu’il faille sauter par une fenêtre… »

Ed Grasset & Fasquelle 1992
ISBN 2-246-46371-8
120 pages

 

Requiem pour la vie

Requiem pour la vie

Dr Léon Schwartzenberg

Le professeur Léon Schwartzenberg affronte quotidiennement l’une des maladies qui posent le plus de questions -physiques, affectives, morales, philosophiques-, le cancer, c’est-à-dire la mort installée dans le corps. Le cancer représente l’incarnation du mal. Ainsi, nous parlons du cancer de la guerre, du cancer de la misère, du chômage, du racisme. Et la crainte que ce seul mot inspire engage encore médecins et familles à taire la réalité.
Si mentir au malade c’est escamoter sa vie, son destin d’homme vivant, c’est un choix aussi important que celui de choisir sa mort. Doit-on cacher la vérité au malade sous prétexte de charité, doit-on la lui dire par respect pour sa dignité? Doit-on masquer la vérité aux citoyens sous prétexte de bienveillance, doit-on la dire par respect d’égalité? Le pouvoir peut-il être préservé au prix du mensonge ?
Le secret d’une vie n’appartient qu’à son dépositaire. Il peut en faire ce qu’il veut, et s’il lui arrive, au terme de son existence, de demander de l’aide, dernière caresse de sa liberté, la réponse doit s’efforcer d’être la même que celle de Nietzsche : « Qu’y a-t-il de plus humain ? Épargner la honte à quelqu’un. »
« Requiem pour la vie » publié en 1985 , est un ouvrage cherchant à rompre le tabou de l’euthanasie.

Ed Albin Michel 1985
ISBN 2-7144-1777-9
270 pages

 

De l’acharnement thérapeutique à l’euthanasie

De l’acharnement thérapeutique

Dr Claude Broussouloux

Le thème n’est pas nouveau et nous retrouvons là les grands poncifs : le débile mental grabataire que l’on force à vivre, les maintiens inhumains en survie « politique » du Caudillo ou dégradants de Tito etc. Et aussi la multiplication inutile d’analyses, de radios, de scanners ; celles d’opérations chirurgicales qui sont ruineuses pour la société. Il semble toutefois que cet acharnement thérapeutique sera forcément limité et par les nouvelles prises de conscience et par les exigences de la réalité économique. Mais quel choix faire ? Entre l’euthanasie passive qui, consiste à ne rien tenter, au-delà du raisonnable, pour la survie d’un malade ou d’un vieillard, mais qui exige un « décideur » ; ce consensus pourrait être donné par une équipe pluridisciplinaire et familiale.

Quant à l’euthanasie active, l’auteur en évoque les dangers bien connus mais qu’il est utile de rappeler. Il nous force toutefois à réfléchir sur l’ambiguïté de la mort : on peut être à la fois contre un acharnement thérapeutique aveugle et contre l’euthanasie manipulée par une société planificatrice.

Ed Robert Laffont 1983
ISBN 2-221-00921-5
199 pages

 

Sédation, euthanasie

Sédation, euthanasie

Dominique Jacquemin

De nos jours, les sociétés mandatent fortement la médecine, par des législations variées – sédation, euthanasie, aide médicale à mourir–, pour construire la fin de vie d’autrui à sa demande. L’éthique se trouve de plus en plus sollicitée dans les pratiques soignantes. Mais quelle éthique ? Une accumulation de principes ? Une éthique réduite à la seule normativité juridique, à un protocole ? S’efforçant de réfléchir à quoi se trouvent aujourd’hui confrontés les professionnels s’ils deviennent, dans les faits, les « gardiens » du sens de l’existence de celui, celle qui n’en peut plus, peut-on se contenter de la seule raison pour déployer la signification d’une action ? S’il importe de rendre compte en raison des motifs d’une décision, d’un acte, ces derniers s’inscrivent aussi dans un registre plus large, celui de la spiritualité. C’est la voie qu’explore cet ouvrage : comment faire habiter ensemble l’éthique et la spiritualité pour penser la demande et les modalités de réponse à la construction contemporaine du mourir ?

La personne en fin de vie

La personne en fin de vie

Jean-Paul Sauzet

La médecine contemporaine, toujours plus performante, fait du malade un objet d’observation et de soin. Les traditions religieuses s’étant effritées, ces derniers moments de vie sont vides de tout geste et de signification. Ils suscitent souffrance et angoisse. Les témoignages des personnes qui accompagnent les sujets en fin de vie ouvrent un autre chemin. L’écoute n’est pas le temps d’un faire technique, elle est celui d’un « laisser-être » dans lequel le sujet peut advenir à lui-même à travers une parole qui trace les étapes d’un récit.