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Face de cuillère

Face de cuillère

Lee Hall

Plus la technique progresse, plus elle pénètre dans les entrailles de notre vie quotidienne, et moins nous sommes confrontés à la souffrance des malades ; les morts disparaissent au plus vite dans la mécanique bien huilée des services funèbres. C’est une aliénation de plus en plus profonde entre ceux qui peuvent pleinement « profiter » de leur vie et les autres, qui dérangent en quelque sorte. Quand il s’agit d’un enfant, le problème s’aggrave, devient presque un tabou. Parler de la souffrance d’un enfant, et en particulier d’un enfant dit « anormal », relève de l’insoutenable. Avec Face de Cuillère, monologue d’un enfant condamné, Lee Hall a écrit encore une de ses pièces dérangeantes. Mais Lee Hall a le talent rare de jongler avec tous les ingrédients du mélodrame sans que cela devienne, ne serait-ce qu un instant, mélodramatique. Pour cela, il possède une arme féroce : l’humour, cette faculté de surmonter les situations les plus désespérantes par l’esprit.

Ed L’Arche 1997
ISBN 2-85181-555-5
57 pages

 

Manifeste pour une mort douce

Manifeste pour une mort douce

Roland Jaccard & Michel Thévoz

Ce livre, très bref, se propose d’emblée comme un texte extrêmement polémique, contre l’idéologie (en vigueur) selon laquelle les hommes, qui ont le droit de vivre, n’auraient pas le droit de mourir. Précisons : Jaccard et Thevoz veulent, en effet, que le droit à la mort volontaire » – bref, le droit au suicide – soit reconnu en droit français. Mourir quand on le veut, si on le veut, avec les moyens d’y parvenir dans la dignité et la « douceur ». Ce n’est pas, bien sûr, un livre sur l’euthanasie – qui est un tout autre problème. Mais sur la possibilité d’abréger sa propre souffrance, en toute lucidité, et sans qu’il faille sauter par une fenêtre… »

Ed Grasset & Fasquelle 1992
ISBN 2-246-46371-8
120 pages

 

Requiem pour la vie

Requiem pour la vie

Dr Léon Schwartzenberg

Le professeur Léon Schwartzenberg affronte quotidiennement l’une des maladies qui posent le plus de questions -physiques, affectives, morales, philosophiques-, le cancer, c’est-à-dire la mort installée dans le corps. Le cancer représente l’incarnation du mal. Ainsi, nous parlons du cancer de la guerre, du cancer de la misère, du chômage, du racisme. Et la crainte que ce seul mot inspire engage encore médecins et familles à taire la réalité.
Si mentir au malade c’est escamoter sa vie, son destin d’homme vivant, c’est un choix aussi important que celui de choisir sa mort. Doit-on cacher la vérité au malade sous prétexte de charité, doit-on la lui dire par respect pour sa dignité? Doit-on masquer la vérité aux citoyens sous prétexte de bienveillance, doit-on la dire par respect d’égalité? Le pouvoir peut-il être préservé au prix du mensonge ?
Le secret d’une vie n’appartient qu’à son dépositaire. Il peut en faire ce qu’il veut, et s’il lui arrive, au terme de son existence, de demander de l’aide, dernière caresse de sa liberté, la réponse doit s’efforcer d’être la même que celle de Nietzsche : « Qu’y a-t-il de plus humain ? Épargner la honte à quelqu’un. »
« Requiem pour la vie » publié en 1985 , est un ouvrage cherchant à rompre le tabou de l’euthanasie.

Ed Albin Michel 1985
ISBN 2-7144-1777-9
270 pages

 

De l’acharnement thérapeutique à l’euthanasie

De l’acharnement thérapeutique

Dr Claude Broussouloux

Le thème n’est pas nouveau et nous retrouvons là les grands poncifs : le débile mental grabataire que l’on force à vivre, les maintiens inhumains en survie « politique » du Caudillo ou dégradants de Tito etc. Et aussi la multiplication inutile d’analyses, de radios, de scanners ; celles d’opérations chirurgicales qui sont ruineuses pour la société. Il semble toutefois que cet acharnement thérapeutique sera forcément limité et par les nouvelles prises de conscience et par les exigences de la réalité économique. Mais quel choix faire ? Entre l’euthanasie passive qui, consiste à ne rien tenter, au-delà du raisonnable, pour la survie d’un malade ou d’un vieillard, mais qui exige un « décideur » ; ce consensus pourrait être donné par une équipe pluridisciplinaire et familiale.

Quant à l’euthanasie active, l’auteur en évoque les dangers bien connus mais qu’il est utile de rappeler. Il nous force toutefois à réfléchir sur l’ambiguïté de la mort : on peut être à la fois contre un acharnement thérapeutique aveugle et contre l’euthanasie manipulée par une société planificatrice.

Ed Robert Laffont 1983
ISBN 2-221-00921-5
199 pages

 

Sédation, euthanasie

Sédation, euthanasie

Dominique Jacquemin

De nos jours, les sociétés mandatent fortement la médecine, par des législations variées – sédation, euthanasie, aide médicale à mourir–, pour construire la fin de vie d’autrui à sa demande. L’éthique se trouve de plus en plus sollicitée dans les pratiques soignantes. Mais quelle éthique ? Une accumulation de principes ? Une éthique réduite à la seule normativité juridique, à un protocole ? S’efforçant de réfléchir à quoi se trouvent aujourd’hui confrontés les professionnels s’ils deviennent, dans les faits, les « gardiens » du sens de l’existence de celui, celle qui n’en peut plus, peut-on se contenter de la seule raison pour déployer la signification d’une action ? S’il importe de rendre compte en raison des motifs d’une décision, d’un acte, ces derniers s’inscrivent aussi dans un registre plus large, celui de la spiritualité. C’est la voie qu’explore cet ouvrage : comment faire habiter ensemble l’éthique et la spiritualité pour penser la demande et les modalités de réponse à la construction contemporaine du mourir ?

La personne en fin de vie

La personne en fin de vie

Jean-Paul Sauzet

La médecine contemporaine, toujours plus performante, fait du malade un objet d’observation et de soin. Les traditions religieuses s’étant effritées, ces derniers moments de vie sont vides de tout geste et de signification. Ils suscitent souffrance et angoisse. Les témoignages des personnes qui accompagnent les sujets en fin de vie ouvrent un autre chemin. L’écoute n’est pas le temps d’un faire technique, elle est celui d’un « laisser-être » dans lequel le sujet peut advenir à lui-même à travers une parole qui trace les étapes d’un récit.

Les mots de la fin de vie

Les mots de la fin de vie

Bernard Devalais

Quelles garanties offre la loi au malade en fin de vie ? Que signifient les expressions dignité, aide médicale à mourir, euthanasie ? Que doivent contenir les directives anticipées ? Qu’est-ce qu’une sédation profonde et continue ? C’est à ces questions et à bien d’autres que s’efforce de répondre cet ouvrage, qui ne nécessite aucun prérequis médical. Il s’adresse à l’étudiant désireux de comprendre, comme à ceux qui font la douloureuse expérience de l’accompagnement d’un proche. Le citoyen curieux comme le professionnel aguerri y trouveront de quoi alimenter leur réflexion et mieux cerner les enjeux d’un débat sociétal majeur. 

Presses Universitaires du Midi 2016
ISBN 978-2-810-70453-8
128 pages

Docteur, rendez-moi ma liberté

Docteur, rendez-moi ma liberté

Dr Yves de Locht

« Il faut l’accepter : il n’est pas toujours possible de guérir. Chacun des patients que j’ai aidé à mourir a forgé ma conviction : au-delà d’un certain seuil, la souffrance ne doit pas se prolonger. Le « dernier soin’, comme j’aime l’appeler, fait partie de ceux que le médecin doit dispenser à celui qui le réclame. Ce n’est pas la vie que j’abrège, c’est l’agonie. »
Pour le docteur belge Yves de Locht, qu’un malade incurable puisse demander et bénéficier d’une euthanasie est une évidence. Une liberté dont rêvent tous les Français qui font le voyage jusqu’en Belgique. 
On meurt mal au pays des droits de l’homme où les malades lourdement handicapés ou en fin de vie, interdits de disposer de leur corps, sont contraints de  » faire avec  » une éprouvante et inutile agonie. Alors que près de 89 % de Français sont favorables à une mort médicalement aidée et humainement choisie, il est urgent de porter cette situation déshonorante sur la scène publique.

Editions Michel Lafon 2018
ISBN 978-2-7499-3704-5
239 pages

Voor altijd thuis

Voor altijd thuis

Désirée De Poot & Wim Distelmans

Dit jaar bestaat het palliatieve thuiszorgteam van Omega precies dertig jaar. Het waren pioniers, baanbrekers en grensverleggers die ervan overtuigd waren dat elke mens die thuis wil sterven, de mogelijkheid moet krijgen om die laatste wens vervuld te zien. Toen was dat haast onbespreekbaar en amper te organiseren. We moesten het Kanaal over om voorbeelden te vinden. Om het hier mogelijk te maken waren veel goede wil, een opgeleid team en medische experts nodig. Nu, dertig jaar later, vind je overal palliatieve thuisequipes en zijn er goed onderbouwde opleidingen, ook voor LEIFartsen en LEIFnurses. Ze zijn een wezenlijk deel van het levenseinde geworden. In Voor altijd thuis gaan we op bezoek bij de grondleggers, de verpleegkundigen van toen en nu, de artsen, de mantelzorgers en de families.

Houtekiet
ISBN 978 90 8924 6837
218 pages

Vivre la mort

Vivre la mort

Reportage de Nicole Debarre et Nicolas Poloczek, Transversales, RTBF, 27 octobre 2018
« Nous allons tous mourir, c’est certain. La mort fait partie de notre vie, mais elle ne dépend pas de nous. Certaines personnes ont frôlé la mort. Elles ont eu un sentiment de bien-être, des visions de lumières, de décorporation ou des souvenirs détaillés. On en parle dans les films et dans les livres, mais malheureusement il y a très peu d’intérêt ou d’études scientifiques. »

Une émission de La Première avec :

  • Eric de Beukelaer, prêtre catholique, vicaire épiscopal de Liège ;
  • Jacqueline Herremans, avocate et présidente de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité ;
  • Bruno Humbeeck, psychopédagogue, chercheur en pédagogie familiale et scolaire à l’UMons ;
  • Steven Laureys, neurologue et professeur à l’Université de Liège ;
  • Dominique Lossignol, chef de clinique, dirige les Soins Palliatifs et Soins Supportifs à l’Institut Jules Bordet ;
  • Carlo Luyckx, président de l’Union bouddhique belge et fondateur du Centre d’études tibétaines à Bruxelles.

L’ADMD engage

L’ADMD engage…

pour son bureau de Bruxelles un(e) secrétaire administratif(ve) rémunéré(e) à 3⁄4 temps.

Qualifications requises :
  • Justifier d’une expérience de secrétariat ;
  • Avoir une excellente orthographe et être capable de rédiger en français dans un style clair et précis ;
  • Pouvoir manier l’outil bureautique, notamment Word, Excel et Access sous MS Office ;
  • Avoir le sens de l’organisation et l’esprit de responsabilité ;
  • Allier l’esprit d’équipe, une capacité d’écoute et de contact avec des intervenants divers.
Conditions :
  • Partager et soutenir les idéaux promus et défendus par l’association ;
  • Remplir les conditions du Plan Activa constitue un atout.
Description générale de la fonction :
  • Contacts pour information, conseil et soutien de médecins et paramédicaux ;
  • Gestion de dossiers administratifs de l’association ;
  • Secrétariat de la présidence ;
  • Organisation de formations et d’activités.

Les candidatures (C.V. + lettre de motivation) sont à adresser avant le 23/11/2018 à l’ADMD, Avenue Eugène Plasky 144/3 à 1030 Bruxelles ou par courriel à elisabeth.sensique@admd.be.

Marcher pour l’accès aux soins

Marche pour l’accès aux soins

Venez faire un bout de chemin avec nous…
Du 6 au 13 octobre, les associations de patients et la LUSS organisent une marche pour l’accès aux soins. Cette marche traversera différentes villes (Liège, Flémalle, Andenne, Namur, Gembloux, Wavre, La Hulpe, Schaerbeek, Waterloo, Nivelle, Ecaussines, Mons) et plusieurs événements seront proposés.

L’ADMD participe !

 

LUSS
www.luss.be
081-74-4428